CROISEE ARRIERE

Premier slalom que l’on apprend en déplacement arrière. Beaucoup moins compliqué qu’il n’y paraît et d’après notre expérience, plus facile à acquérir que le le Snake (ligne arrière avec courbes entre les plots) et beaucoup plus facile que le slalom "Un Pied Arrière".
D’où la progression logique dans l’apprentissage :
  • Croisé Arrière
  • Snake
  • 1 Pied Arrière.

Quelques journées assidues et judicieusement employées peuvent suffire à maîtriser la technique de base. La vitesse et la fluidité viendront par la suite avec la pratique.

2 étapes :

Citron pour assurer le déplacement & donc un peu de vitesse :
Mise en ligne des deux patins pour provoquer l’ouverture du bassin et celle des épaules (INDISPENSABLE !!)


1/ Le citron Arrière :

A l’instar du citron avant, la trajectoire des deux patins dessine sur le sol un citron imaginaire.
Comme dans tout déplacement Arrière, le poids du patineur et la pression qu’il exerce sur le sol, se situent vers la pointe du patin, afin d’assurer le maximum de maniabilité au talon, indispensable pour diriger le pied dans la phase de rapprochement, et ultérieurement dans le croisé.
On pousse sur les pointes en écartant les patins, jambes souples & platines droites, c’est la phase d’ouverture.
On ramène les talons pour refermer le citron, c’est, évidemment, la phase de fermeture.
Attention à ce qu’il y a derrière vous : dans cet exercice, il est difficile de regarder en arrière.

Une fois le citron souple et dynamique, il est temps de passer au second exercice, un peu plus difficile …


2/ Ouverture du bassin, des épaules et glisse en ligne arrière.

Déterminer avant tout la position des patins et donc l’ouverture du corps : vers la droite ou vers la gauche : il va falloir "sentir" quel patin on va placer en Arrière et quel patin, on va laisser devant (par rapport à votre corps, pas par rapport au sens de déplacement), donc de quel côté on va s’ouvrir pour regarder ! Au FEELING !

Prendre de l’élan en citron Arrière, cela permet de continuer à travailler le premier exercice et d’avoir suffisamment de vitesse pour tenir l’équilibre en ligne Arrière. Si l’on s’arrête au bout de deux mètres, c’est pas bon ….
Doucement, sans à-coups, on essaie de se mettre en position, les deux patins en ligne : le bassin s’ouvre, les épaules également. On peut se stabiliser en s’aidant des bras : un devant, un derrière. Les épaules sont parallèles à la ligne de déplacement. On tourne la tête pour regarder derrière.
Généralement, à ce moment ça « coince » … Le patineur se met à décrire une jolie courbe tout à fait involontaire sans parvenir à conserver la ligne droite & ne comprend pas pourquoi. C’est simple (!), au début, quand on ouvre le bassin et les épaules, on a tendance à creuser et cambrer les reins, c’est ce qui nous fait "tourner".
Il faut donc "arrondir" légèrement le dos pour venir poser ses épaules (parallèles au sens de patinage) à l’intérieur de la ligne de patinage.
La ligne ne devrait pas tarder à se stabiliser à force de quelques exercices et on affine au fur et à mesure :

Veillez à ce que :

les patins soient correctement alignés. Si tel n’est pas le cas : ouvrez davantage bassin et épaules (attention au dos !)
l’appui général reste sur l’avant des deux patins
Si vous maîtrisez maintenant parfaitement les deux techniques, vous savez faire le Croisé Arrière. Si Si !
Il suffit de conjuguer les deux : une fois posé sur votre ligne, avec une vitesse moyenne, commencez à faire le citron Arrière, vous ne serez pas loin des sensations ressenties sur le Croisé Arrière & on n’oublie pas l’importance du placement des épaules & on regarde derrière !
Il est vraisemblable qu’une jambe demeure un peu plus "paresseuse" que l’autre : ça risque de durer un certain temps. Le Croisé deviendra parfaitement symétrique à force d’exercice !

Dès que l’on se sent un peu plus rassuré & que les sensations commencent à s’affirmer, on a le "droit" de passer sur le slalom (1m 50).

Je sais : on a "peur", on a l’impression d’avoir tout "oublié". Ce n’est qu’une impression.